Créer son entreprise :
ce qu’il faut savoir

Vous êtes sur le point de créer votre entreprise pour vous lancer en rédaction web ? Ou dans un tout autre domaine ? Alors cet article est fait pour vous. Nous allons aborder toutes les étapes-clés et tout ce qu’il faut savoir et réaliser lorsque l’on crée son entreprise.

Que faut-il faire une fois son projet validé ?

Pour certains, trouver l’idée ou son projet n’est pas chose facile, si c’est votre cas rendez-vous sur ce blog pour vous aider. Et pour d’autres (comme moi par exemple) c’est une évidence. Dans ce cas-là il faut préparer son lancement d’activité. Pour cela, plusieurs choses sont à réaliser :

I – L’étude de marché : elle a pour but de visualiser les acteurs déjà présents sur le marché. Aussi, elle vous permet de relever de nombreux points. Lorsque j’ai réalisé la mienne j’ai répertorié quelques éléments tels que le nom des acteurs présents, leur situation géographique, leurs services proposés, leurs types de clientèle, leurs tarifications, etc.

Grâce à l’étude de marché j’ai pu constater plusieurs choses, en voici quelques exemples :

  • La cohérence de mon projet ;
  • Le niveau de saturation de marché ;
  • Les offres tarifaires proposées.

II – Le prévisionnel : un bon outil pour vous donner un fil conducteur dans l’établissement de vos prix ainsi que vos objectifs mensuels.

prévisionnel de vente à établir quand on créer son entreprise
Photo by Kelly Sikkema on Unsplash

Pour commencer j’ai compilé toutes les charges fixes (assurance, abonnements télécommunications, abonnements aux logiciels qui me serviront à travailler…) ainsi que les charges variables (les frais de déplacement, les impôts par exemple). Cela parait très simple dit comme ça mais en réalité on en oublie souvent. Et puis on se rend compte qu’il peut être difficile d’établir les coûts de parking ou de péage notamment, sans avoir de recul.

Pour compléter ce prévisionnel et réussir à déterminer le chiffre d’affaires à réaliser mensuellement j’ai identifié mon salaire minimum vital.

III – Les formules tarifaires. Cette partie a été la plus compliquée pour moi. Salariée depuis toujours, il n’est pas évident d’évaluer le coût de son travail. Cette étape m’a demandée beaucoup de temps : sur les moteurs de recherche à effectuer de nombreuses requêtes, sur les réseaux sociaux à intégrer des groupes dédiés et demander de l’aide autour de moi. Complétées par un accompagnement j’ai pu les établir au plus juste et en cohérence avec le marché.

IV – Les cibles : point très important pour identifier son cœur de cible, sa cible principale et sa cible secondaire. De ces cibles découlent mes personas : ce sont personnages imaginaires que l’on conçoit et qui représentent un segment cible lors d’un lancement d’activité ou de produit. On peut les faire à la main ou sur un logiciel de traitement de texte. Personnellement j’utilise personapp.io.

V – Le business plan : c’est en quelque sorte le fil d’Ariane de votre projet. Il est hyper important si vous faites une demande de financement. Dans mon cas c’est vraiment mon fil conducteur. Vous ne savez pas comment procéder ? Celui d’Hubspot est plutôt complet.

Vous voilà bien armé pour avancer dans votre projet, passons à l’administratif. Là aussi, pour créer son entreprise il y a quelques points essentiels qu’il faut savoir.

l'administratif à réaliser pour immatriculer son entreprise
Photo by Green Chameleon on Unsplash

Immatriculer son entreprise : où et comment procéder ?

Retrouver son code APE pour immatriculer son entreprise

Le code APE c’est quoi ? Pour commencer, APE signifie : activité principale exercée. Il est délivré par l’Insee à chaque entreprise qui s’inscrit au répertoire SIRENE. Globalement, il est surtout utilisé à des fins statistiques mais reste néanmoins obligatoire.

J’ai longtemps cherché ce code qu’on ne trouve quasiment nulle part lorsque l’on souhaite s’immatriculer en tant que rédacteur web.
De nombreux articles nous expliquant comment on peut devenir rédacteur web sont disponibles sur Internet mais peu nous donnent ce type d’informations. En réalité, on peut trouver son code APE ici mais les intitulés ne sont pas forcément explicites et la liste est longue. Pour vous faciliter la tâche, les futurs rédacteurs web, voici votre code APE : 90.03B : autres activités artistiques.

Bon, concrètement qu’est-ce qu’on fait de ça ? Il faut le renseigner lorsque l’on fait la demande d’immatriculation.

Mais avant d’immatriculer son entreprise, il faut aussi déterminer son statut et son régime juridique ! En général le régime découle du statut.

Normalement pour réussir à s’orienter vers le plus adapté pour chacun de nous, il faut donc partir de son prévisionnel et faire une projection à N +3. Cela en partant du postulat que chaque année votre chiffre d’affaires augmente d’au moins 10 % voire plus. A vous de voir selon votre activité et votre potentiel de développement. En fonction de vos projections vous allez connaître votre chiffre d’affaires et le mettre en relation avec les plafonds de chiffre d’affaires, de charges et de TVA que propose chaque statut.

Je vous conseille de bien vous documenter sur chacun des statuts afin d’en connaître les différences et obligations.

Dans mon cas, et au vu de la situation sanitaire et économique du moment j’ai opté pour le statut du travailleur non salarié au régime de la micro-entreprise.

Une fois le statut et le régime définis on passe (enfin) à l’immatriculation. Selon son secteur d’activité il faut remplir le formulaire adéquat auprès, soit de la Chambre des commerces, soit de la Chambre des métiers ou encore de l’URSSAF. Pour nous rédacteur web c’est auprès de l’URSSAF que la demande d’immatriculation se fait. Il faut également préciser que notre métier est une activité professionnelle non commerciale et par conséquent nos revenus seront imposés sur les bénéfices non commerciaux (BNC).

Ca y est tout est lancé, on attend maintenant son numéro SIRET. Que se passe-t-il ensuite ?

Mes conseils pour optimiser l’attente du numéro SIRET

Cette fois-ci on entre pleinement dans mon expérience puisque je vous livre ce que j’ai fait pour optimiser l’attente de la réception de mon numéro de SIRET.

Comme je vous le disais je me suis inscrite à de nombreux groupes dédiés à la micro-entreprise, aux rédacteurs web et autres. Sur ces groupes j’ai vu bon nombre d’entrepreneurs qui lançaient leurs entreprises sans avoir réfléchit au reste et qui, quelques mois plus tard, nous posaient des questions qui pouvaient sembler dénuées de sens. Créer son entreprise ne se limite pas aux formalités administratives ! Et je suis persuadée que si l’on veut qu’elle soit pérenne il faut se documenter, prendre son temps et faire les choses dans l’ordre malgré l’impatience et l’excitation qui s’emparent de nous.

Mais aussi parce qu’une entreprise se construit, parce que les clients ne viennent pas tous seuls à nous (bien que l’Inbound marketing est en vogue je suis pour la prospection pour booster le lancement de son entreprise) il faut réfléchir à sa stratégie, planifier et organiser sa communication. Et on peut même d’ores et déjà prospecter ! La seule chose que vous ne devez pas faire c’est encaisser un client avant même d’être immatriculé.

travailler sa communication digitale pour créer son entreprise
Photo by Austin Distel on Unsplash

Ce que j’ai fait pour optimiser l’attente

Pour vous aider ou vous inspirer, voici une liste non exhaustive de ce que j’ai fait pendant cette attente :

  • Je me suis inscrite à tous les logiciels dont j’aurai besoin pour mon activité ;
  • J’ai réalisé les documents administratifs et juridiques tels que devis, factures, conditions générales de vente, etc. ;
  • J’ai fait mes supports de communication. Ca peut être un site internet, des flyers, des cartes de visite, la mise en place de réseaux sociaux avec une stratégie marketing. Ca vous laisse aussi le temps de trouver un prestataire pour les choses que vous ne savez pas faire ;
  • J’ai répertorié les noms des entreprises que je souhaite démarcher, et le service dont ils pourraient avoir besoin ;
  • J’ai rédigé quelques mails de prospection (à savoir que je personnalise chaque mail).

En gros, il faut être prêt à démarrer dès le numéro de SIRET reçu.

Alors bien sûr, mon expérience n’est pas la mieux, la meilleure ou l’exemple à suivre mais mon but est de vraiment vous apporter des éléments de réponse. Lorsque j’ai commencé à me documenter ça me paraissait quasiment insurmontable tellement il y a de choses à savoir.

Vous l’avez vu, créer son entreprise n’est pas anodin et les points qu’il faut savoir sont nombreux. Alors dans cet article j’ai glissé quelques outils qui peuvent vous aider, vous apporter une base de travail.
Pour compléter cela, n’hésitez pas à vous rendre sur le site très complet de BPI france, à parcourir le site de l’URSSAF, et si vous êtes demandeur d’emploi renseignez-vous pour bénéficier de l’ACRE ou de l’ARCE.

La différence entre l’ACRE et l’ARCE

ACRE : aide aux créateurs et repreneurs d’entreprise. Elle permet globalement de bénéficier d’exonération de charges totale ou partielle en début d’activité. Les conditions, les attributions changent environ tous les ans alors je vous invite cliquer sur ce lien pour retrouver toutes les informations du secteur public.

ARCE : aide à la reprise ou à la création d’entreprise. Elle vous permet de percevoir vos indemnités chômage sous forme de capital. Toutes les informations sur le site du gouvernement.

En espérant vous avoir aidé 🙂 L’espace commentaires est ouvert, je réponds à toutes vos interrogations !

2 commentaires sur “Créer son entreprise : ce qu’il faut savoir”

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